Un cas d'hystérie collective : les sorcières de Salem
Fondée en 1626, la colonie de Salem, dans le Massachusetts accueille une forte communauté de protestants intégristes puritains. En 1692 elle est dirigée d'une main de fer par le révérend Samuel Parris qui possède une esclave noire amenée des Caraïbes nommée Tituba. Celle-ci, pour amuser les fillettes du village, leur raconte à l'occasion des récits Vaudou et leur dit la bonne aventure. Les deux fillettes du révérend adorent toutes ces histoires mais prédire l'avenir est un péché, et elles se croient damnées.
Quelques temps plus tard les deux fillettes se trouvent mal, elles ont des crises de convulsions. Le médecin ne trouvant pas de cause physique au mal dont elles souffrent on déclare que les deux filles ont été victimes de Sorcellerie.
Tout le monde se mit donc à prier en tant que bon chrétien mais les jeunes filles ne guérissaient pas et d'autres jeunes filles s'ajoutèrent à la longue liste des "possédés" et personne ne savait quoi faire.
Sous pression, les petites sont forcées de trouver un ou une responsable à leur malheur. Finalement, elles déclarent que trois femmes du village, dont Tituba, sont des sorcières. Les deux autres se nomment Sarah Good et Sarah Osborne. Pendant que ces deux dernières clament leur innocence, Tituba, pour sa part, affirme qu'elle a signé un pacte avec le diable et qu'une conspiration de sorcières est en train de prendre forme dans le village de Salem.
Au cours des semaines qui suivirent, plusieurs autres personnes ont commencé à déclarer qu'elles avaient été témoin et même blesser par des étranges apparitions. La chasse aux sorcières commença.
En juin 1692, déjà plus de cent personnes avait été dénoncées par les jeunes filles. Pendant un an, les jeunes filles qui avaient été malades accusent de plus en plus de personnes, même leurs parents ou les gens les plus irréprochables de la communauté comme la femme du gouverneur.
En septembre 1692, 20 hommes et femmes jugés par le tribunal local seront exécutés.
Devant l'ampleur des événements, c'est la cour suprême qui, en janvier 1693, poursuivra le dossier. La population commençait à douter de la véracité des accusations des deux jeunes filles. Surtout lorsqu'elles accusèrent les juges, qui étaient considérés comme protégés par Dieu lui-même. Alors, les villageois commencèrent à chercher des preuves avant de condamner les accusés à mort.
Au mois de mai, le gouverneur ordonne la remise en liberté de plus de 150 accusés et met ainsi un terme à la tragédie des sorcières de Salem.
Vers la fin de l'année, les jurés reconnaissent publiquement avoir causé la mort d'innocents et ils demandent humblement pardon aux familles de ceux-ci.
Au total plus de 200 personnes furent accusées de sorcellerie et emprisonnées. Certains sont devenus fous, d'autres sont morts en prisons de mauvais traitements, 20 ont étés pendus.





